13 décembre 2016

Mobilité - Sécurité du domicile et prévention

Magazine Parkinson 124/2016


En sécurité chez soi

Pour les parkinsoniens, les défis du quotidien sont de plus en plus difficiles à relever. Le sentiment de sécurité au domicile est d’autant plus important. Après avoir examiné un logement sous toutes les coutures, un expert nous donne des astuces pour éliminer à coup sûr tous les obstacles.

Sur les conseils de ses thérapeutes, un parkinsonien a demandé à ce que la sécurité de son logement soit contrôlée. L’expert d’une société privée identifie les obstacles éventuels et aide à les éliminer.

Accès et luminosité

Lors d’une visite, l’éclairage fait toujours l’objet d’une attention particulière. La pénombre n’a pas voix au chapitre. L’accès à la maison doit être dégagé et si possible, de plain-pied. Les rampes peuvent permettre d’éviter les seuils, mais il est déjà suffisant de les identifier à l’aide de peinture luminescente. Dans les escaliers, les mains courantes sont de mise, si possible des deux côtés. Les marches doivent être antidérapantes. Des bandes adhésives sont disponibles à cet effet dans tous les magasins de bricolage. Si une rampe d’escalier est trop raide ou si les marches sont trop étroites, il est judicieux de faire installer un monte-escalier.
Dans le logement, il convient de veiller à ce que l’espace soit suffisamment vaste pour parcourir les trajets fréquents (par exemple de la chambre à la salle de bain). Déplacer une commode suffit à éviter de trébucher. Attention aux tapis ou aux moquettes : ils peuvent présenter un risque de chute.

Salle à manger et chambre
Dans la salle à manger, il faut prévoir suffisamment de place pour permettre de se déplacer et éviter les tapis. La hauteur des sièges (fauteuils ou chaises) doit être optimale. Elle peut par exemple être ajustée à celle d’un lit médicalisé à la clinique. Un fauteuil releveur à réglage électrique qui permet aussi de s’allonger (modèles à deux moteurs) mérite réflexion.
Dans la chambre, il faut prêter attention aux seuils, à la largeur des portes et à la nature du sol. Un lit médicalisé ou un sommier réglable en hauteur encastrable dans un cadre existant peuvent encourager l’autonomie. Ils offrent la possibilité de se positionner soi-même pour faciliter le lever et le passage à la position assise. Une barre d’appui sol/plafond que la personne peut saisir pour se mettre au lit et se relever peut être installée en complément. Pour les parkinsoniens, il existe un matelas spécial (Thevo) qui semble atténuer les troubles du sommeil. Parmi les autres moyens auxiliaires, citons les enfile-chaussettes ou bas, ou encore les crochets à boutons.

Salles d’eau
Dans la salle de bain, les moyens auxiliaires courants sont la planche de bain, le siège de bain pivotant ou l’élévateur de baignoire – équipé de poignées de sécurité. Il est par ailleurs important de noter que les porte-savons ne permettent pas de se tenir. Avant d’installer une poignée, il convient de vérifier la nature de la paroi. Collées « en V », des bandes antidérapantes dans la baignoire offrent un appui supplémentaire.
Dans les toilettes, si la hauteur du siège est trop basse il est possible de monter un rehausseur de toilette complété par des poignées ou des barres d’appui rabattables. Alternativement, le rehausseur peut être combiné à des accoudoirs.
Dans la douche, la hauteur du seuil doit être limitée. Une douche à l’italienne serait idéale. Si le seuil est peu élevé, une poignée de sécurité peut faciliter l’entrée et la sortie de la douche. À l’intérieur de la cabine, il est judicieux d’installer une chaise de douche. Si une solution mobile est préférée, il existe des modèles équipés d’une ouverture dans le siège qui servent aussi de toilettes. Il est important d’indiquer que la glissière de douche n’est pas une poignée de sécurité. Toutefois, elle peut être remplacée par une barre de maintien avec glissière de douche intégrée. Des bandes antidérapantes doivent être apposées à l’entrée de la douche.

Cuisine et salle à manger

Dans la cuisine, on compte parmi les moyens auxiliaires utiles le revêtement antidérapant pour les assiettes, la table desserte à ventouses, les assiettes à bord rehaussé, les aides pour boire équipées de poignées spéciales et les couverts flexibles personnalisables par l’utilisateur.

Lors de l’examen du domicile, l’expert consigne de nombreuses autres propositions dans son compte-rendu et il photographie les pièces. Il discute ensuite des résultats de sa visite avec l’habitant, le thérapeute responsable et les proches.     Hansueli Sommer

Fichiers :
FR_brennpunkte_124.pdf(1,98 Mi)

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