Général

Le traitement des symptômes moteurs est souvent placé au premier plan dans la thérapie de la maladie de Parkinson. Pourtant, les personnes atteintes vivent surtout les symptômes non moteurs comme particulièrement contraignants. Leur traitement a donc gagné en importance. Le Dr méd. Fabio Baronti explique les options thérapeutiques actuellement à disposition.

Il y a de cela quelques années, le Parkinson était considéré comme un trouble des mouvements uniquement. Aujourd’hui encore, les médecins et les patients ne prennent souvent pas le temps, pendant les quelques minutes que durent les consultations médicales, de discuter d’autre chose que des problèmes liés aux mouvements, pour lesquels une solution idoine est trouvée la plupart du temps.
Toutefois, nous ne traitons vraisemblablement ainsi que la partie visible de l’iceberg. En effet, nous savons aujourd’hui que les troubles non moteurs doivent également être pris en compte. D’une part, parce qu’il est possible d’en traiter un bon nombre et d’autre part, parce que certaines de ces perturbations (p. ex. changements de caractère, hallucinations, troubles cognitifs) peuvent conduire à une mise en danger du patient lui-même. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’elles nécessitent une admission en milieu hospitalier.
Certains symptômes tels que les troubles de l’odorat, la dyspepsie ou certains troubles du sommeil peuvent survenir plusieurs années avant l’apparition des troubles du mouvement, et sont, dans un premier temps, rarement pris en compte. Le diagnostic de Parkinson n’est établi qu’à l’apparition des premières limitations du mouvement. Ces symptômes moteurs présentent une amélioration rapide dès la mise en place d’un traitement médicamenteux. L’évolution se complique, au fil du temps, en raison des effets fluctuants des médicaments, qui répondent toutefois de façon efficace dans de nombreux cas (dont les médicaments à effet prolongé ou délai de résorption étendu ; médicaments qui prolongent l’effet de la L-Dopa ou de la dopamine; perfusions). Les troubles non moteurs provoqués par d’autres facteurs qu’une carence en dopamine ne sont, quant à eux, pas soulagés par des médicaments comblant le déficit en dopamine. Mais que peut-on y faire ?

Quelques casse-têtes ...

Les principaux symptômes non moteurs sont les troubles de l’odorat. Cependant, aucune mesure efficace ne permet de les combattre. En outre, leurs conséquences au quotidien ne sont pas si graves : les röstis sentent tout simplement moins bon… 
Les lésions cutanées ne sont pas rares non plus. La peau du malade devient grasse, squameuse et elle présente parfois des rougeurs (ce que l’on qualifie de visage huileux). Dans de tels cas, des mesures localisées peuvent procurer un soulagement. D’autres troubles, tels que des bouffées de chaleurs provoquées par des troubles de la régulation de la température, survenant principalement pendant la nuit, s’avèrent a contrario réellement gênants. Ils peuvent être limités en utilisant des parures de lit et un pyjama en coton, en aérant bien la chambre et en utilisant éventuellement un cerceau de lit.

… mais de nombreuses possibilités de traitement

D’autres troubles non moteurs peuvent heureusement être traités convenablement. C’est le cas des douleurs, présentes chez deux tiers des malades dès le diagnostic initial. Les douleurs augmentent en général avec l’âge. Il n’est cependant pas rare qu’elles soient provoquées ou aggravées par le Parkinson, principalement par une mobilité réduite, des contractures et des tensions musculaires douloureuses (dystonies). En outre, il a été démontré que les parkinsoniens sont plus sensibles à la douleur, tout du moins lors des phases caractérisées par l’absence d’effets des traitements antiparkinsoniens. 
De ce fait, des comprimés antidouleur sont fréquemment prescrits et consommés. Cependant, ils n’agissent que de façon limitée, voire pas du tout, contre les douleurs provoquées par la maladie de Parkinson telles que les crampes au mollet, fréquentes le matin avant la première prise du traitement. Ces douleurs peuvent toutefois être soulagées efficacement par la prise d’antiparkinsoniens à effet rapide (L-Dopa en solution, injections d’apomorphine) ou par d’autres adaptations du traitement médicamenteux. Dans les situations où ces mesures s’avèrent insuffisantes, de bons résultats peuvent être obtenus grâce aux programmes de réadaptation ou d’acupuncture.

Bon nombre de malades de Parkinson souffrent d’un dysfonctionnement du système nerveux végétatif, responsable entre autres du contrôle de nombreuses fonctions corporelles instinctives. L’un des phénomènes les plus fréquents est la constipation. Pour apaiser ce symptôme gênant, deux mesures de première intention sont importantes : bouger régulièrement et suivre un régime alimentaire riche en fibres, auquel peuvent éventuellement s’ajouter des compléments alimentaires contenant des fibres (disponibles en pharmacie et droguerie). Très important : boire entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour est une condition sine qua non du succès ! Les laxatifs sont autorisés, mais ils doivent être utilisés avec modération. En outre, la constipation peut être aggravée par la prise de certains médicaments (anticholinergiques, certains antidépresseurs). Une attention adéquate doit être accordée à ce problème.

Troubles végétatifs

Bon nombre de malades de Parkinson souffrent d’un dysfonctionnement du système nerveux végétatif, responsable entre autres du contrôle de nombreuses fonctions corporelles instinctives. L’un des phénomènes les plus fréquents est la constipation. Pour apaiser ce symptôme gênant, deux mesures de première intention sont importantes : bouger régulièrement et suivre un régime alimentaire riche en fibres, auquel peuvent éventuellement s’ajouter des compléments alimentaires contenant des fibres (disponibles en pharmacie et droguerie). Très important : boire entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour est une condition sine qua non du succès ! Les laxatifs sont autorisés, mais ils doivent être utilisés avec modération. En outre, la constipation peut être aggravée par la prise de certains médicaments (anticholinergiques, certains antidépresseurs). Une attention adéquate doit être accordée à ce problème.

Troubles de la vessie  

Les troubles de la fonction vésicale se présentent en premier lieu sous la forme d’urgences mictionnelles plus fréquentes, allant parfois jusqu’à l’incontinence. La paroi vésicale devient hypersensible: même si elle n’est que légèrement tendue, le patient a l’impression qu’elle est pleine et ressent un besoin impérieux. Il lui faut alors courir aux toilettes relativement rapidement, afin d’éviter tout « accident ». Et les jambes, moins rapides, n’aident pas toujours… Toutefois, la quantité d’urine excrétée est faible. De nombreux médicaments permettent de lutter contre cette hypersensibilité vésicale, mais un examen urologique/gynécologique est indiqué avant l’introduction d’un traitement, afin d’exclure toute cause locale. L’effet anticholinergique des traitements vésicaux étant susceptible d’affecter le cerveau également, il est recommandé d’évaluer en outre d’éventuels troubles de la mémoire chez les personnes âgées. 
Dans quelques rares cas, l’administration de ces médicaments peut paradoxalement provoquer une augmentation des troubles : les muscles de la vessie ont été trop fortement « détendus » et l’urine produite s’écoule tout simplement ; dans un tel cas, il est indispensable de consulter son médecin sans délai. Si le traitement médicamenteux est un échec, il faut alors avoir recours à des accessoires tels que des couches, des préservatifs urinaires ou un cathéter (Cystofix) introduit par la paroi abdominale.

Troubles sexuels

Les troubles de la fonction sexuelle, susceptibles de concerner les deux sexes, ne sont que rarement évoqués dans le cabinet du médecin. Cette situation est à déplorer car elle induit souvent une forte dégradation de la qualité de vie. Au lieu de cela, des « thérapies » sont proposées par exemple sur Internet, mais leurs résultats sont très décevants. S’il s’agit exclusivement des troubles de l’érection, la prise d’inhibiteurs de la phosphodiestérase peut s’avérer efficace (il faut toutefois exclure au préalable une cause médicamenteuse ou urologique). Les troubles fréquents du désir sexuel sont plus complexes : une psychothérapie peut se révéler utile dans ce cas. À l’inverse, une libido accrue peut poser de nombreux problèmes. Ceux-ci devant être le plus souvent interprétés comme un effet indésirable lié au traitement, les antiparkinsoniens (principalement les agonistes dopaminergiques) administrés doivent impérativement être réduits. Pour en savoir plus sur les causes et les approches thérapeutiques en cas de troubles de la fonction sexuelle, consulter le journal Parkinson, 99/2010.

Troubles de la régulation de la tension artérielle

La régulation de la tension artérielle constitue une fonction importante du système nerveux végétatif.Elle garantit notamment un apport constant en oxygène jusqu’au cerveau. Ainsi, les veines de l’abdomen et des jambes se rétractent rapidement dès que nous nous levons. Dans le cas de la maladie de Parkinson, ces mécanismes de compensation peuvent être ralentis : certains patients peuvent alors présenter, lorsqu’ils se lèvent, une « sensation de coup de vent», un «voile noir devant les yeux», ou d’autres troubles encore, qui peuvent être à l’origine de chutes. Il est très important de boire en quantités suffisantes ; un régime riche en sel peut également s’avérer utile. Il n’est pas rare que le problème soit causé ou aggravé par la prise d’agonistes dopaminergiques. Dans ce cas, il est possible d’administrer de la dompéridone ou de réduire la posologie du médicament «en cause» (dans la mesure du possible). Sinon, certains médicaments sont partiellement efficaces. Le port de bas de contention doit toutefois être favorisé. Bien qu’ils soient inconfortables, ces bas sont efficaces et dépourvus d’effets indésirables…

Troubles de la déglutition

Un défaut de contrôle de la déglutition peut dans quelques rares cas provoquer un étranglement (également qualifié d’aspiration), ce qui constitue un risque accru de pneumonie. Toutefois, il existe un phénomène bien plus fréquent et également beaucoup plus gênant pour les rapports sociaux : la salivation ; les personnes « oublient » tout simplement de déglutir. Un entraînement à la déglutition dans le cadre d’une thérapie logopédique permet d’obtenir des résultats satisfaisants, par l’enseignement de conseils simples. On utilise aussi fréquemment des anticholinergiques, ceux-ci induisant une sécheresse buccale (effet secondaire). Toutefois, ils doivent toujours être utilisés avec précaution (pour les détails, consulter ci-dessous : dépressions). Dans certains cas, il peut s’avérer avantageux de « paralyser » la glande salivaire en injectant de la toxine botulique. 
Il n’est pas rare d’observer des problèmes gingivaux, dont la cause est confuse ; pour l’heure, aucune modification de qualité de la salive n’a été mise en évidence. Il est certain que la mobilité limitée des mains joue un rôle important, puisque cette situation complique l’hygiène bucco-dentaire. Un conseil en hygiène dentaire permet souvent une nette amélioration de ces problèmes.

Psychologie et cognition

Dépressions

Dans le cerveau, la dopamine n’entre pas uniquement en jeu pour le contrôle du mouvement. Elle commande également les régions cérébrales associées à la motivation et aux sentiments de récompense. Si sa carence est insuffisamment compensée par les médicaments, il est fréquent de voir une dépression se développer ; on évalue à quelque 40 % le pourcentage de parkinsoniens dépressifs. La dépression est donc également induite chimiquement, il ne s’agit pas seulement d’une réaction face à l’altération de la qualité de vie. Dans un premier temps, il faut déjà atténuer et limiter les phases caractérisées par une mobilité difficile en optimisant le traitement antiparkinsonien. Ceci permet d’améliorer les composantes chimique et psychologique de la dépression. Au besoin, des antidépresseurs peuvent être administrés en complément, différents médicaments étant disponibles. Les plus anciens antidépresseurs (tricycliques) présentent un effet anticholinergique modéré, capable d’atténuer un tremblement ou des « troubles de la vessie ». Ces compositions sont toutefois inadaptées en cas de troubles cognitifs, d’arythmies cardiaques, de constipation importante ou de glaucome. Les substances plus récentes (ISRS) sont généralement bien tolérées ; il faut cependant surveiller l’éventualité (très) rare d’une aggravation des symptômes du Parkinson. Une prise en charge en psychothérapie, impliquant éventuellement la / le partenaire, peut se révéler utile, principalement dans l’assimilation du diagnostic.

Syndrome de dérégulation dopaminergique

Si au contraire, le traitement médicamenteux induit une augmentation excessive de la dopamine, un comportement sybaritique/tourné vers les plaisirs peut être relevé. Les malades « sensibles » à ces comportements prennent alors sans arrêt des médicaments et / ou développent une dépendance au jeu ou une tendance aux achats compulsifs, voire une hypersexualité, et voient ainsi leur situation sociale se dégrader. Ce syndrome de dérégulation dopaminergique est observé principalement en cas de traitement par agonistes dopaminergiques. Il est très important d’en discuter avec son médecin de façon précoce, ce problème pouvant être contourné relativement simplement : dans la plupart des cas, il suffit de réduire ou d’arrêter la prise des agonistes dopaminergiques ; sinon, il faut simplifier le traitement antiparkinsonien, avec pour objectif de s’orienter vers une monothérapie à la L-Dopa. Toutefois, ces mesures sont souvent difficilement envisageables en raison de l’aggravation intolérable des limitations du mouvement, de sorte que l’administration de neuroleptiques s’avère nécessaire. Seules la clozapine et la quétiapine peuvent être administrées à cette fin.

Hallucinations et psychoses

Des hallucinations et des psychoses peuvent apparaître dans le cadre de la maladie, mais le plus souvent il s’agit d’un effet indésirable du traitement dopaminergique. En général, le rapport à la réalité n’est pas altéré, en dépit des hallucinations visuelles fréquentes ; les rapports sociaux sont toutefois fortement dégradés par le développement d’obsessions (p. ex. infestations par des insectes, mises en doute du / de la partenaire, manie de persécution). C’est pourquoi les troubles de ce type doivent être traités aussi rapidement que possible. Les mesures à prendre sont identiques à celles préconisées pour lutter contre le syndrome de dérégulation dopaminergique.

Troubles cognitifs

Le développement éventuel d’une démence peut également avoir de graves répercussions pour les malades et leur environnement. Les troubles cognitifs peuvent parfois correspondre à un effet indésirable médicamenteux. Dès leur apparition, la prise des médicaments anticholinergiques doit immédiatement être interrompue, et il est en outre souvent recommandé de simplifier le traitement antiparkinsonien. Si ces mesures n’ont aucun effet, la prise d’un inhibiteur de la cholinestérase (rivastigmine et donépézil) doit être testée. L’effet attendu est cependant limité la plupart du temps, et il faut en outre tenir compte d’une éventuelle résurgence des symptômes de tremblement.
Autres problèmes psychiques
Il n’existe quasiment aucun remède efficace contre l’apathie, qui ne présente, en règle générale, aucune corrélation avec l’étendue des troubles moteurs et dépressifs. Il peut cependant se révéler utile de procéder à une tentative à base d’inhibiteurs sélectifs de la MAO-B ou d’amantadine. Enfin, il n’est pas rare d’observer des troubles anxieux chez les patients atteints de Parkinson. Si ces troubles apparaissent en corrélation chronologique avec les phases akinétiques, ils peuvent être atténués par une optimisation du traitement antiparkinsonien. Les benzodiazépines et certains antidépresseurs peuvent être efficaces. Un accompagnement psychothérapeutique peut également s’avérer utile.

Troubles nocturnes

Mauvais rêves (cauchemars) et insomnies

Dès lors que le Parkinson atteint un stade avancé, les nuits peuvent devenir problématiques. En règle générale, la récurrence fréquente des troubles du mouvement (contractures, tremblements, tensions musculaires) peut être correctement 
interrompue en adaptant le traitement antiparkinsonien – principalement avec des médicaments à effet prolongé comme les patchs de rotigotine ou des compositions à effet retard. Les troubles de la vessie peuvent aussi être traités pendant la nuit. 
Tout changement affectant les rêves, avec survenue / fréquence accrue de cauchemars, doit être évoqué sans délai avec le médecin ; il peut s’agir de prémices à des hallucinations. Souvent, une légère réduction du traitement antiparkinsonien suffit.
Toute autre insomnie doit d’abord être abordée en prenant des mesures d’hygiène de vie (éviter toute boisson stimulante le soir, régularité dans le coucher). Une tisane chaude aux fruits ou aux herbes (sans caféine !) aide souvent à s’endormir. La prise de somnifères n’est pas une solution optimale, mais elle est souvent indispensable. Le risque de dépendance aux benzodiazépines est relativement limité chez les parkinsoniens, mais une certaine prudence est recommandée. Il est bon de noter que de nombreux patients indiquent que la prise vespérale de tricycliques (p. ex. amitriptyline 10 mg) à très faible dose a un effet satisfaisant.

Troubles du sommeil paradoxal

Généralement, les patients se meuvent pendant leur sommeil en fonction du contenu de leurs rêves. Ils ne bénéficient pas de la paralysie musculaire qui nous protège habituellement pendant les rêves. Ainsi, ils peuvent tomber du lit ou blesser involontairement leur partenaire. Il est tout à fait compréhensible que de tels événements soient souvent interprétés de façon erronée. 
Ces troubles du comportement en sommeil paradoxal peuvent être confirmés par une polysomnographie et atténués par une adaptation des médicaments à disposition. Si une telle mesure échoue, il est possible d’envisager la prise de clonazépam ou d’autres médicaments. Il est souvent nécessaire d’éloigner les objets dangereux et le/la partenaire doit parfois quitter la chambre conjugale.

Syndrome des jambes sans repos

Les symptômes des jambes sans repos (besoin irrépressible de bouger les jambes en raison de sensations désagréables) peuvent la plupart du temps être soulagés par l’adaptation du traitement dopaminergique. Il est rarement nécessaire de prendre des médicaments complémentaires.

Apnée du sommeil et fatigue en journée

Bon nombre de parkinsoniens souffrent du syndrome d’apnée du sommeil : ce syndrome se caractérise principalement par de longues pauses dans la respiration et une réduction de la concentration en oxygène dans le sang pendant le sommeil. Une polysomnographie doit être réalisée en cas de suspicion d’apnée du sommeil. Un traitement par ventilation en pression continue (CPAP, Continuous Positive Airway Pressure ; appareil détectant si la respiration propre est trop faible, et la renforçant le cas échéant par une surpression) permet d’obtenir des résultats impressionnants. Le port nécessaire d’un masque implique certes un délai d’adaptation, mais il est important pour remédier à cette situation. Une apnée du sommeil peut en effet provoquer une élévation de la tension artérielle, préjudiciable pour la santé, et causer une somnolence prononcée en journée. Si cette dernière survient, elle doit être abordée impérativement avec le médecin ; une fatigue en journée peut être dangereuse, en particulier au volant. Du reste, la somnolence diurne peut également survenir indépendamment d’un syndrome d’apnée du sommeil ; elle constitue p. ex. un effet indésirable fréquent de nombreux antiparkinsoniens, en particulier le pramipexole et le ropinirole. C’est pourquoi il est crucial de surveiller le traitement médicamenteux. En outre, l’administration de traitements activateurs peut être envisagée.

Trouver la bonne solution

De nombreuses options thérapeutiques efficaces sont aujourd’hui disponibles pour le traitement des symptômes parkinsoniens non moteurs. Les médecins comme les patients doivent tout simplement apprendre à penser et agir de façon « intégrée ». Pour soulager les symptômes non moteurs, il ne suffit pas de parler des troubles du mouvement et de leurs conséquences au quotidien ; il faut également trouver une solution personnelle. Le plus souvent, quelques mesures simples permettent de supprimer certains problèmes potentiellement incommodants. Dans les cas complexes, un court séjour en milieu hospitalier peut permettre d’aborder tous les problèmes engendrés par la maladie. Dans ce contexte, une relation harmonieuse entre les différents spécialistes ainsi qu’une observation sur 24 heures de chaque problème peuvent aboutir à une solution sur mesure.

Tableau; Types de troubles non moteurs et thérapies possibles

SystèmeType de troubleThérapies possibles
SensorielParesthésie, douleurAntiparkinsoniens dans les phases OFF
Système nerveux végétatifConstipationExercice, boisson en quantité suffisante, régime riche en fibres, prise éventuelle de laxatifs, adaptation du traitement antiparkinsonien
 Troubles de la vessie / IncontinenceAnticholinergiques, éventuellement moyens auxiliaires
 Troubles de la fonction sexuellePrise en charge psychologique, inhibiteur de la phosphodiestérase
 Vertiges au leverAdaptation du médication (év. Dompéridone), bas de contention, boisson en quantité suffisante, augmentation de la consommation de sel, étiléfrine, fludrocortisone, indométacine, midodrine, etc.
 Troubles de la déglutition / salivationLogopédie, anticholinergiques, toxine botulique
Psychologie et cognitionDépression / troubles de l’anxiétéAdaptation du traitement antiparkinsonien, antidépresseurs, anxiolytiques, psychothérapie
 Syndrome de dérégulation dopaminergiqueInterruption de la prise d’agonistes dopaminergiques, simplification du traitement antiparkinsonien, clozapine, quétiapine
 Hallucinations / psychoseInterruption dela prise d’agonistes dopaminergiques, simplification du traitement antiparkinsonien, clozapine, quétiapine
 Troubles cognitifsL-Dopa-monothérapie, rivastigmine, donépézil
Troubles nocturnesInsomnieHygiène du sommeil, somnifères, tricycliques
 Apnée du sommeilCPAP (voir texte)
 Trouble du sommeil paradoxalRéduction de la prise d’antiparkinsoniens, clonazépam, etc.
 Jambes sans reposAdaptation de la prise d’antiparkinsoniens
 Cauchemars, hallucinationsAdaptation de la prise d’antiparkinsoniens, clozapine, quétiapine
 Troubles de la vessie / IncontinenceAnticholinergiques, éventuellement moyens auxiliaires

La carte «perception symptomatique»

La carte «perception symptomatique» a été développée afin de faciliter la communication entre les patients et les médecins traitants. Veuillez remplir la carte «perception
symptomatique» afin de préparer votre visite chez le médecin.

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