Blessures au genou pour cause de chutes

Mon frère (80 ans) souffre de Parkinson depuis neuf ans. Ces derniers temps, il est beaucoup tombé et s’est aussi blessé : fracture du nez, ouverture de la lèvre et, surtout, diverses blessures aux genoux, qui guérissent à chaque fois moins bien. Il se sert d’un déambulateur. Il semblerait qu’il existe des genouillères. Quelles sont leurs dimensions, en quoi sont-elles fabriquées et combien coûtent-elles ?

La plupart du temps, les chutes en cas de Parkinson avancé sont dues à la perturbation des réflexes qui assurent une posture droite. Malheureusement, ce que l’on appelle l’instabilité posturale ne peut quasiment pas être traitée au moyen de médicaments. C’est pourquoi les patients doivent apprendre à marcher « consciemment » grâce à un entraînement à la marche et s’exercer à éviter les rotations brusques lorsqu’ils marchent ou restent debout. Il importe aussi d’éliminer du domicile tout obstacle (comme les tapis). Les patients doivent également porter des souliers antidérapants et à l’intérieur stable.
Si votre frère continue de tomber régulièrement malgré l’emploi d’un déambulateur, il est – vous l’avez parfaitement deviné – tout à fait approprié de porter des genouillères, comme cela se pratique dans certains sports. À ce propos, je vous conseille de vous rendre avec votre frère dans un bon magasin d’équipement sportif afin de vous faire conseiller. Il faut que les protections s’enfilent et se retirent aisément et que le coussinet avant, permettant l’absorption des chocs, recouvre l’avant du genou dans sa totalité. C’est à votre frère de décider s’il préfère les porter en dessous de son pantalon ou par-dessus, mais il faudra faire bien attention aux dimensions (suivant la circonférence du genou) lors du choix en magasin.  Elisabeth Ostler, Parkinson-Nurse

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Comment éviter les mauvaises chutes ?

Depuis quelque temps, mon mari ne cesse de chuter de façon soudaine et inattendue, de sorte que je n’ai pas le temps de réagir. Jusqu’ici, heureusement, il s’en est toujours tiré avec des blessures légères. Mais bien sûr, nous sommes inquiets à l’idée qu’un jour, il ne se blesse plus sérieusement. Avez-vous un conseil à nous donner ?

Les chutes sont hélas fréquentes au stade avancé de la maladie de Parkinson. Parlez-en dans tous les cas avec le neurologue, car la stabilité des déplacements peut souvent être améliorée par un ajustement de la médication.
Si cela n’est pas suffisant pour limiter le risque de chute, d’autres mesures existent. D’une part, on peut envisager l’utilisation systématique d’un déambulateur ; d’autre part, on peut lutter contre le problème de chute en travaillant de manière ciblée sur la démarche et les déplacements dans le cadre d’une physiothérapie régulière. Je vous conseille en outre d’analyser précisément dans quelles situations votre mari chute le plus souvent et comment la chute se produit exactement. Quelles sont les parties du corps qui sont meurtries ? Généralement, tombe-t-il plutôt de côté (sur la hanche), sur les fesses ou sur les genoux ?
Il est important de protéger les parties du corps les plus exposées. En cas de chutes fréquentes sur le côté, le pantalon doit être garni de protège-hanches. En cas de chutes répétées sur les fesses, un pantalon de protection renforcé au niveau du coccyx protègera le bas de la colonne vertébrale et le coccyx. Si votre mari tombe généralement sur les genoux, il lui faut des genouillères. La société « PD Care », à Männedorf, ZH (tél. 044 480 02 20, www.pdcare.ch) fabrique des pantalons de protection innovants. Les membres de Parkinson Suisse y bénéficient de tarifs préférentiels.  Elisabeth Ostler, Parkinson-Nurse

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Les chutes

Mon père souffre du Parkinson depuis sept ans. Durant les semaines passées, il est tombé à plusieurs reprises et s’est blessé. Encore vigoureuse, ma mère s’occupe de lui avec amour, mais elle nous a récemment demandé de l’aide, à nous ses enfants. Elle ne peut plus gérer seule la situation. Que pouvons-nous faire ?

Tout d’abord, je trouve très positif le fait que votre mère, vos frères et sœurs et vous-même souhaitiez vous occuper ensemble de votre père. C’est le signe d’une cohésion familiale, essentielle en cas de Parkinson.
Malheureusement, les chutes constituent l’un des symptômes concomitants fréquents et dangereux de la maladie. Elles peuvent se produire à tout moment et partout, ce qui incite les personnes concernées à limiter leurs déplacements. Cette réaction n’est pas la bonne : elle accroît encore l’incertitude et provoque davantage de chutes. Votre mère supporte un poids énorme : l’angoisse permanente que son époux puisse se blesser plus gravement en tombant. Dans la mesure du possible, votre père doit à présent être accompagné. Une optimisation du traitement médicamenteux par le neurologue peut également permettre une amélioration. Cependant, même la mieux adaptée des médications ne prévient pas toujours les chutes.
Votre médecin traitant peut adresser votre père à un centre Parkinson pour qu’il effectue un séjour stationnaire. Il y bénéficiera d’un traitement ciblé et pourra être entraîné afin d’améliorer son assurance pendant la marche et en position debout. Cet éventuel séjour dans une clinique permettrait à vos parents de mettre clairement en évidence cette préoccupation ! Du reste, l’attitude adéquate après une chute peut être apprise de manière ciblée (entraînement au sol).
Il convient de mentionner que l’assurance de base ne rembourse intégralement les séjours stationnaires que lorsqu’ils se déroulent dans les cliniques figurant sur la liste des hôpitaux cantonaux. Cependant, cette limite peut être levée, en fonction de l’assurance complémentaire. Vous devriez demander à la caisse maladie de votre père quelles cliniques sont couvertes par son assurance. Par ailleurs, je vous recommande également d’envisager le recours à un service de relève dans votre région.  Elisabeth Ostler, Parkinson Nurse

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Troubles de l’équilibre et chutes

Je souffre du Parkinson depuis de nombreuses années. Ces derniers temps, je suis victime de troubles de l’équilibre et je chute souvent. Que puis-je faire ?

Malheureusement, l’augmentation des troubles de l’équilibre et des chutes aux stades avancés fait partie de l’évolution normale de la maladie de Parkinson. Les réactions de l’équilibre sont amoindries et répondent relativement mal aux antiparkinsoniens. En premier lieu, il convient d’établir les causes des chutes. Quand les troubles de l’équilibre apparaissent au lever, ils peuvent être dus à une faible tension artérielle. Boire 3 dl d’eau du robinet avant de se lever permet de stabiliser la tension artérielle. Les chutes peuvent être provoquées par les blocages des mouvements, qui à leur tour sont renforcés quand les patients souhaitent faire plusieurs choses à la fois (p. ex. marcher et porter un plateau de verres). Nos physiothérapeutes recommandent donc de se concentrer sur la marche et, dans la mesure du possible, de ne rien avoir dans les mains (p. ex. utiliser une desserte). Dans le domicile, les obstacles évitables (p. ex. bords de tapis) peuvent être responsables des chutes. À l’extérieur, il peut être utile d’utiliser un déambulateur. En outre, de plus en plus d’études montrent que les exercices de mobilité et d’équilibre (p. ex. le tai chi) peuvent prévenir les chutes. En tous les cas, il est recommandé de consulter un physiothérapeute. Parallèlement aux blocages, les mouvements excessifs sont également une cause fréquente de chutes. L’adaptation des médicaments figure au premier plan. Les parkinsoniens doivent également demander à leur médecin s’ils doivent réduire la posologie des médicaments susceptibles de provoquer des vertiges.

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