Nausées pendant le sport - que puis-je faire ?

Depuis longtemps déjà, je me sens souvent mal quand je fais du ski. La prise du « remède contre le mal de mer » Stugeron m’aide. Depuis 4 ans, je souffre du Parkinson – et d’après la notice, ce médicament ne doit pas être pris en cas de Parkinson. Que puis-je faire ?

En effet, les effets secondaires des antagonistes du calcium cinnarizine (Arlevert, Cinnageron, Stugeron) et flunarizine (Sibelium) peuvent aggraver les symptômes parkinsoniens voire, en cas de prise durable, les déclencher. La plupart du temps, un tel « Parkinson médicamenteux » est certes réversible – mais pas toujours ! Je vous déconseille donc de prendre Stugeron – même occasionnellement, par exemple seulement pendant une activité sportive.
Quelles sont les alternatives ? Il existe bien sûr d’autres médicaments contre le mal des transports, les dits « antihistaminiques », disponibles également sous forme de chewinggum (Trawell) et parfois combinés avec d’autres substances (vitamine B6, caféine). Tous présentent cependant des contre-indications et des interactions que vous devez aborder avec votre médecin.
Attention : les antihistaminiques peuvent provoquer une fatigue et un ralentissement de la vitesse de réaction, ce qui n’est pas souhaitable précisément pendant le ski. Réfléchissez bien : avez-vous vraiment besoin de médicaments ? Si non : dans de nombreux cas, le gingembre (p. ex. sous forme de tisane) est d’une aide précieuse contre la nausée.  Dr méd. Fabio Baronti

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Abandonner ses loisirs en raison du Parkinson ?

Je souffre du Parkinson. L’un de mes amis m’a conseillé d’abandonner toutes les activités que j’aime comme la danse, la randonnée, le vélo et le jardinage. D’après lui, je dois me ménager. Un autre ami s’inscrit en faux avec véhémence et pense qu’au contraire, il serait mieux pour moi de poursuivre activement mes loisirs. Qui a raison ?

Rien ne vous oblige à abandonner vos activités à cause du Parkinson ! Toutes les formes d’activité physique que vous pratiquez et manifestement appréciez, ou presque, stimulent la mobilité et vous procurent de la joie de vivre. Il est essentiel que vous vous livriez à ces activités sans risque et sans dépenser de l’énergie inutile. Vous en tirez profit à différents niveaux : sur le plan physique, vous vous maintenez en forme, vos muscles et vos articulations sont sains. Plaisir et expériences positives vous aident sur le plan psychologique. Sur le plan social, vous vous mêlez aux autres et sortez de chez vous. De cette manière, vous pouvez penser à autre chose qu’au Parkinson et avoir d’autres sujets de conversation. Si vous avez un doute à propos de l’une de vos activités, consultez votre médecin.  Elisabeth Ostler

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Combien de sport ?

Je ne cesse de lire que le sport est très important en cas de Parkinson. Or voilà que le neurologue dit à mon père (59 ans, malade depuis 3 ans), qui se maintient en forme dans un centre de fitness et s’entraîne à la marche nordique, qu’il ne devrait pas faire autant de sport. Ce dernier serait à l’origine d’un épuisement des stocks dopaminergiques. Qui est dans le vrai ?

Il ne fait aucun doute que l’argumentation relative aux stocks dopaminergiques est trop simple et n’est pas défendable. De la même manière, l'être humain n’use pas son capital intelligence à mesure qu’il pense ! Pendant des dizaines d’années, j’ai observé des patients parkinsoniens. Je n'ai jamais été témoin d’une aggravation des symptômes due à l’exercice. Bien au contraire. La recherche prouve qu’une activité régulière permet d'améliorer la mobilité et l'autonomie, l'humeur et le bien-être des patients.
La recherche gériatrique montre en outre que les personnes plus âgées doivent se mobiliser davantage que les jeunes pour lutter contre ou prévenir l’atrophie des os (ostéoporose) et la perte de masse musculaire qui apparaissent avec l’âge. L’exercice protège de l’ostéoporose, de la myasthénie (risque de chute !), de l’artériosclérose et de la démence. Il possède également un effet antidépresseur. Précisément en cas de Parkinson (les automatismes du mouvement sont « gelés » et doivent être en permanence stimulés et entraînés), un exercice régulier et suffisant revêt une importance particulière. Votre père doit donc continuer à se maintenir en forme. C’est son propre organisme qui lui indique jusqu’où il peut pousser l’entraînement : tant qu’il se sent bien, il n’y a aucun problème.  Prof. Dr. med. Mathias Sturzenegger

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Power Plate

Au mois de septembre 2007, j’ai appris que j’étais atteint du Parkinson. Je souhaite à présent faire du « Power Plate » pendant dix minutes deux fois par semaine afin d’améliorer ma force musculaire. Cette pratique a-t-elle fait ses preuves en cas de Parkinson ?

Le « Power Plate » est un appareil souvent utilisé dans les centres de beauté et de remise en forme. Il s’agit d’une plate-forme vibrante, dont les mouvements tridimensionnels (vers le haut, le bas et le côté) améliorent la force musculaire et les réflexes posturaux et permettraient de réduire le taux de graisse corporelle. Cet appareil connaît un franc succès : d’après le fabricant, il a été considéré comme « meilleur appareil esthétique » et « meilleur appareil anti-âge » !
Toutefois, il n’existe aucune preuve de ses bienfaits pour les parkinsoniens. Les femmes peuvent éventuellement espérer lutter contre la cellulite grâce à l’entraînement. En revanche, il n’existe aucune contre-indication en cas de Parkinson ; l’utilisation de cet appareil ne présente donc aucun risque. Depuis quelques années en Suisse, une autre plate-forme vibrante (Zeptor) est utilisée dans les cliniques et autres institutions médicales ; elle est censée présenter des avantages spécifiques en cas de Parkinson, notamment pour améliorer les réflexes posturaux.
En 2009, une étude contrôlée a été réalisée : deux groupes de parkinsoniens ont été invités à se tenir debout sur la plate-forme ; les vibrations n’ont été activées que sur l’une des deux plates-formes. Malheureusement, les effets de cet « exercice » ont été les mêmes dans les deux groupes, ce qui plaide en défaveur d’une efficacité thérapeutique des vibrations contre les symptômes du Parkinson. De l’avis des auteurs de l’étude, l’effet bienfaisant que décrivent certains patients après la thérapie par vibrations n’est autre qu’un effet placebo.  Dr. méd. Fabio Baronti

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La « Power Plate » est-elle utile contre le Parkinson ?

Il y a quelques mois, on a diagnostiqué le Parkinson à mon père. L’un de ses collègues lui a recommandé d’acheter une Power Plate. Des expériences ont-elles été réalisées avec cet appareil ? Est-il judicieux de se le procurer ?

À ma connaissance, aucune étude scientifique n’a prouvé l’efficacité de cet appareil en cas de Parkinson. Il est tout à fait possible que pour certains patients, son utilisation soit agréable et bienfaisante. Toutefois, cela ne prouve en rien que la maladie s’en trouve positivement influencée. On peut dire que s’il ne sert à rien, il ne peut très probablement faire aucun mal. En définitive, il appartient à chacun de décider s’il est prêt à engager une dépense importante pour une affaire incertaine.  Prof. Dr. med. Hans-Peter Ludin

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Nager avec Parkinson

Je souffre de la maladie de Parkinson depuis 12 ans et j’aimerais pouvoir nager, mais je n’ose pas. À vrai dire, je vais relativement bien : je n’ai pas de blocages lourds. Nager est-il dangereux pour les parkinsoniens ?

Non, pas plus que pour une personne saine. Si vous savez bien nager, vous n’avez aucune raison de vous en priver. Au contraire. Vous le savez : bouger est l’un des principes fondamentaux pour guérir la maladie de Parkinson (« En marche, malgré tout ! »). Vous pouvez nager dans une eau peu profonde, afin de pouvoir vous arrêter à tout moment en cas de fatigue. Toutefois, il serait préférable qu’une personne sachant nager vous accompagne lors de vos exercices de natation.  Prof. Dr. med. Mathias Sturzenegger

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L'importance des exercices physiques

Est-il important, pour une personne atteinte de la maladie de Parkinson, de faire régulièrement des exercices physiques? Est-ce que faire de l’exercice a un effet favorable sur l’action de certains médicaments. Cela améliore-t-il la mobilité ?

Vous pouvez bien penser que ce n’est pas sans raison que la devise de l’Association Suisse de la maladie de Parkinson est: « En marche, malgré tout ! ». Des exercices physiques réguliers, pratiqués chaque jour ou mieux plusieurs fois par jour (promenades, gymnastique en groupe ou à la maison, monter les escaliers, etc.) font partie des plus importantes mesures du « traitement à long terme » de la maladie de Parkinson. Ils améliorent la mobilité, ils préviennent les contractures articulaires, musculaires et celles des tendons, ils améliorent la circulation sanguine, ils préviennent les thromboses et améliorent l’élasticité de la peau. Finalement, ils « libèrent et stimulent aussi l’esprit ». Faire des exercices physiques n’a probablement pas d’influence directe sur l’action des médicaments – ce qui ne réduit en aucune façon l’importance de ces exercices !  Prof. Dr. med. Mathias Sturzenegger

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Nordic Walking (marche nordique)

Je suis une femme de 68 ans, parkinsonienne depuis six ans. Je lis partout que la marche / marche nordique est particulièrement bénéfique pour les patients parkinsoniens.  Est-ce que des études le confirment ?

Tous les parkinsoniens ou presque rencontrent des problèmes lors de la marche : les mouvements perdent de leur fluidité, les patients marchent à petits pas, en traînant les pieds, et parfois ils ne peuvent même pas avancer. Ils restent alors debout, comme enracinés (freezing). Compte tenu du fait qu’en cas de Parkinson, l’équilibre est également perturbé (instabilité posturale), le risque de chute est nettement accru pour ces patients.
Les exercices de marche réguliers peuvent améliorer la coordination des jambes et limiter la composante hypocinétique de la marche. Il peut s’agir d’une simple promenade, de marche nordique (activité dans laquelle les bâtons assurent une sécurité supplémentaire) ou de marche sur un tapis roulant.
Tout récemment, une équipe réunie autour du Professeur Jan Mehrholz, de la Bavaria Klinik à Kreischa, a analysé pour la Cochrane Library (Cochrane Database 1/2010) huit études relatives à l’entraînement sur tapis roulant en cas de Parkinson. Au total, près de 200 patients modérément atteints y ont participé. Pendant quatre à huit semaines, ils se sont entraînés quatre à cinq fois par semaine.
Bilan de l’analyse : dans cinq études, la longueur des pas s’est allongée de 6 cm. Dans cinq études également, la vitesse du pas a gagné 15 cm par seconde. Dans deux études, la distance parcourue pendant la session d’entraînement a augmenté de 360 mètres. Aucune des huit expérimentations n’a pu démontrer d’impact sur la fréquence des pas et dans l’ensemble, aucune donnée ne permet de conclure à des avantages véritablement décisifs à long terme. En revanche, elles n’ont pas révélé non plus d’effet négatif (dangereux) de l’entraînement à la marche.  Prof. Dr. med. Hans-Peter Ludin

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